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5 mois auparavant
Les Évolutionnaires

Ma dernière intervention à l’université. ... Voir plusVoir moins

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5 mois auparavant
Les Évolutionnaires

En 2011, deux chercheurs de l’Université de l’Essex, Ward et Voas, identifient un nouveau phénomène sur la toile: la conspiritualité, soit la rencontre entre les théories conspirationnistes et les théories ésotériques new age. Depuis, le phénomène n’a cessé de s’amplifier. Avec la pandémie, une partie des créatifs culturels a ainsi glissé des positions antivax à des positions complotistes jusqu’ici dominées par l’extrême-droite. D’après les études, les milieux les plus touchés par la conspiritualité sont les milieux du bien-être, des médecines alternatives, de la spiritualité et du yoga. Cela peut être expliqué comme la conséquence d’un certain rejet de la rationalité qui sévit dans ces milieux-là. J’avais théorisé ce phénomène il y a un an quand j’ai commencé à parler du phénomène vert régressif, soit le virage pré-rationnel et traditionaliste des milieux créatifs culturels, avec, pour parler en termes de spirale dynamique, un pont régressif du vert au bleu. Un an plus tard, je maintiens ma position plus que jamais. Il est temps de réviser le récit glorieux des créatifs culturels dans un sens plus critique. Il est temps de prendre conscience que cette spiritualité, qui était sensée être le coeur de l’évolution culturelle, est devenue en partie pathologique. Je ne peux que vous appeler à la vigilance vis à vis de cette idéologie complotiste-ufologiste-quantique-channeliste-starseed-new-age qui s’est implanté sur Internet ces dernières années. Ce n’est pas ça la spiritualité. Ce n’est pas ça.

Ci-dessous, un extrait du documentaire : Le monde parallèle des Qanon français.
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6 mois auparavant
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L'importance de la nuance selon Étienne Klein ... Voir plusVoir moins

6 mois auparavant
Les Évolutionnaires

Photos du journal"Nous avons, en Inde comme en Europe, commis des erreurs, appliqué nos idéaux sans vrai discernement, et, dans un moment d'égarement, nous nous sommes laissés entraîner à de malsaines exagérations. L'Europe a appris sa leçon et essaie de se corriger; pour autant, elle ne va pas répudier la science, la démocratie et le progrès, mais se propose de les compléter, de les perfectionner, de mieux les utiliser, de leur donner une direction plus saine. Elle accepte la lumière de l'Orient, mais en se fondant sur sa propre façon de penser et de vivre, et s'ouvre à la vérité de l'esprit sans abandonner sa vérité propre, celle de sa vie, de sa science, de ses idéaux sociaux. Il nous faut être aussi fidèles, aussi libres dans nos rapports avec l'esprit indien et les influences modernes; corriger ce qui, chez nous, s'est fourvoyé; appliquer notre spiritualité avec plus d'ampleur et de liberté, et, si possible, être non pas moins, mais plus spirituels encore que ne le furent nos ancêtres; accepter la science, la raison, le principe du progrès, les idées modernes essentielles de l'Occident, mais en nous appuyant sur notre propre façon de vivre, et en les intégrant à notre but et notre idéal spirituels; nous ouvrir à la pulsation de la vie, à la pratique, au grand projet de la modernité, mais sans abandonner notre conception fondamentale de Dieu, de l'homme, de la nature. il n'y a pas de réelle incompatibilité entre ces deux attitudes: elles ont plutôt besoin l'une de l'autre pour arriver à leur propre plénitude, découvrir ce qu'elles impliquent et prendre conscience de leurs propres richesses et de leurs significations les plus complètes."
Sri Aurobindo, La Renaissance de l'Inde
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6 mois auparavant
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Inde : pollution, le mal indolore | ARTE Reportage ... Voir plusVoir moins

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6 mois auparavant
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Narendra Modi à l’épreuve de la colère paysanne avec Dr. Jaffrelot - France Culture. ... Voir plusVoir moins

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7 mois auparavant
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La spiritualité est la clé fondamentale de l’esprit indien ; le sens de l’infini lui est naturel. L’Inde dès le commencement a perçu, — et n'a jamais oublié, même durant ses époques de raison et d’ignorance croissante — que l'on ne pouvait correctement saisir la vie ni parfaitement la vivre à la seule lumière et par le seul pouvoir de ses manifestations extérieures. L’Inde était sensible à la grandeur des lois et des forces matérielles ; elle avait une conscience aiguë de l’importance des sciences physiques ; elle savait comment organiser les arts de la vie ordinaire. Mais elle voyait que le physique ne prend son sens plein que s’il se tient en juste relation avec le supraphysique ; elle voyait que la complexité de l’univers ne peut s’expliquer dans les termes actuels de l’homme ni être appréhendée par sa vision superficielle, qu’il est d’autres pouvoirs derrière, qu'il existe à l'intérieur de l'homme lui-même d’autres pouvoirs dont il n’est pas conscient dans son état normal, qu’il n’est conscient que d’une petite partie de lui-même, que toujours l’invisible entoure le visible, le suprasensible le sensible, de même que l’infini entoure toujours le fini. Elle voyait aussi que l’homme a le pouvoir de se dépasser, de devenir lui-même plus totalement et plus profondément que ce qu’il est...

Par delà l’homme, elle vit les dieux innombrables. Par delà les dieux, elle vit Dieu. Et par delà Dieu, sa propre éternité ineffable; elle vit qu’il y avait des étendues de vie au-delà de notre vie, des étendues mentales au-delà de notre mental actuel, et au-dessus de tout cela, elle vit les splendeurs de l’esprit.

Nous n'appartenons pas au passé, mais aux soleils éblouissants de l'avenir.

Il est certain que l'Inde conservera son esprit essentiel, elle conservera l'âme qui la caractérise, mais il y aura probablement un grand changement dans le corps extérieur.

L'âme qui la caractérise ?

Alors, avec cette calme audace d’une intuition qui ne connaissait ni peur ni petitesse, et ne reculait devant aucun acte de courage, fût-il spirituel, intellectuel, moral ou vital, elle déclara qu’il n’était aucune de ces choses que l’homme ne pût atteindre s’il entraînait sa volonté et sa connaissance ; il pouvait conquérir ces étendues de mental, devenir l’esprit, devenir un dieu, devenir un avec Dieu, devenir le Brahman ineffable. Et, avec la logique pratique, et le sens de la science et de la méthode organisée qui distinguaient sa mentalité, elle entreprit immédiatement de trouver le chemin.
Sri Aurobindo, Le génie indien
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7 mois auparavant
Les Évolutionnaires

La spiritualité est certes la clé fondamentale de l'esprit indien, mais ce n'est pas, ce ne pouvait être, tout ce à quoi se résumait sa mentalité. Ce qui frappe le plus quand on regarde le passé de l’Inde, c’est cette vitalité stupéfiante, cette puissance de vie et cette joie de vivre inépuisables, cette créativité d’une richesse à peine croyable. Pendant trois mille ans au moins —, et en réalité pendant bien plus longtemps — sans relâche, abondamment, avec une infinie diversité de talents, à profusion, elle a créé républiques et royaumes et empires, philosophies et cosmogonies et sciences, croyances et arts et poèmes, monuments de toutes sortes, palais et temples et édifices publics, communautés et sociétés et ordres religieux, lois et codes et rituels, sciences physiques, sciences psychiques, systèmes de yoga, systèmes politiques et administratifs, arts spirituels, arts temporels, commerces, industries, artisanats, — il n’y a pas de fin à cette liste et dans chaque domaine il y a une quasi pléthore d’activités. Elle crée et crée encore et ne se satisfait point et ne se lasse point ; elle n’entend pas s’arrêter, c’est à peine si elle semble avoir besoin d’un moment d’inertie et de repos pour reprendre son souffle...

Elle crée et crée encore...

Les critiques européens trouvent que l’architecture, la sculpture et les autres arts de l’Inde antique pèchent par manque de réserve; ils déplorent cette débauche de richesses, cette absence d’espace vide, cet acharnement à vouloir combler le moindre interstice, bourrer le moindre intervalle. Mais défaut ou pas, c’est ce qu’exigent la vie surabondante et l’Infini bouillonnant qui sont en elle. Elle prodigue ses richesses parce qu’elle le doit, de même que l’Infini se doit, parce qu’il est l’Infini, d’emplir le moindre espace avec le frémissement de la vie et de l’énergie.
Sri Aurobindo
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